Le syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur : les signes qui montrent que vous en souffrez peut-être

Syndrome de l’imposteur : définition, en suis-je atteint ? Test gratuit, les solutions pour s’en libérer

Cela t’est-il déjà arrivé d’être mal à l’aise lorsqu’on te complimente sur une réussite, ou sur une compétence ?

As-tu souvent l’impression de ne pas mériter ta place ?
Te dis-tu souvent : “et si tout le monde découvrait que je suis en fait un imposteur ??”

À ces questions, posées lors d’un accompagnement, Julie, avocate spécialisée en droit du travail, 31 ans, a répondu « oh que oui, tout le temps ! Je doute en permanence de moi. J’ai comme une peur qu’on me démasque, qu’on juge que finalement, j’ai dupé tout le monde, que je ne mérite pas ce poste. Cela me ronge de l’intérieur».

Julie est loin d’être la seule à éprouver ce doute profond.

Le sentiment de l’imposture peut plonger ceux qui en souffrent dans des états émotionnels allant de la modestie systématique à une forte anxiété.

Face à un succès, la réaction « classique » est d’éprouver de la fierté, une satisfaction personnelle, de la joie, un sentiment de compétence… Cependant, ce n’est quasiment jamais le cas chez ceux et celles qui souffrent du syndrome de l’imposteur !

J’ai donc décidé de regrouper ici les principaux signes qui peuvent faire penser que tu es concerné, ainsi qu’un test gratuit qui te permettra de savoir quel est ton niveau de « syndrome de l’imposteur ».

Je te donnerais ensuite des solutions pour t’aider à surmonter ce sentiment d’illégitimité, afin de te libérer du temps et de l’énergie.

Julie, avocate spécialisée en droit du travail, 31 ans

“j’ai réussi mes études avec mention, ce grand cabinet d’avocats m’a proposé mon poste actuel, que j’occupe depuis 5 ans, mais j’ai aucun mérite, j’ai juste eu plus de chance que d’autres. ”

Syndrome de l’imposteur : comment le reconnaître ?

Définition

Le syndrome de l’imposteur, touche plus souvent les femmes et les personnes autodidactes.

70 % de la population* éprouvera ce sentiment « d’être une fraude » au moins une fois dans sa vie.

Les « symptômes » observés sont très souvent :

  • une modestie exagérée,
  • un doute maladif,
  • un malaise profond,
  • la sensation de tromper son entourage,
  • en cas de réussite, ce n’est jamais grâce à ses propres qualités, mais « par chance, par malentendu ou par hasard ». 

Les doutes éprouvés ont pour effet une tendance à nier la propriété de tout accomplissement, qu’il soit professionnel ou privé.*

Illégitimité, doutes, procrastination, peur : les signes qui montrent que vous en êtes probablement atteints

Un succès que l’on ne s’attribue pas, un sentiment d’être illégitime

Dans mes coachings, j’observe des comportements récurrents chez ceux qui se sentent « imposteurs », particulièrement dans les contextes de type « réussite, célébration, félicitations ».

Je vous en présente quelques-unes que j’ai souvent observées.

Les phrases typiques des personnes souffrant de la sensation d’imposture :

  • « J’ai aucun mérite »
  • « C’est un coup de chance, c’était facile, ce n’était pas  « que » moi. »
  • « Tout le monde peut réussir la même chose …»
  •  « J’ai juste eu les bonnes conditions, le bon timing ou les bonnes relations. »
  • « Je ne comprends pas pourquoi ça ne marche pas pour les autres. Je ne suis pas meilleur ! »
  • « Certes, j’ai ce poste à responsabilité, mais j’ai l’impression que je ne le mérite pas, je ne suis pas à la hauteur. D’autres feraient mieux que moi ! »

Le point commun à ces phrases, c’est une tendance à attribuer les réussites à des causes extérieures à soi : le hasard, la chance, le bon moment, les relations, etc.
Ce réflexe de refuser le succès s’accompagne en général d’un florilège d’émotions négatives…

Les émotions dans le syndrome de l’imposteur : besoin de reconnaissance, manque de confiance en soi & mauvaise estime de soi

Les croyances du type « je me fais passer pour quelqu’un que je ne suis pas »  ou « on va se rendre compte que je ne mérite pas ma situation » risquent de te faire entrer dans des émotions de plus en plus négatives.

Échelle des émotions du syndrome de l’imposteur :

  1. Léger sentiment d’illégitimité, peur de l’échec : tu parviens à te raisonner et à surmonter. Ta tension est passagère.
  2. Doute se soi, sentiment latent de duper son entourage, de les arnaquer, de ne pas mériter sa place, chercher à être parfait : tu ne te sens pas serein.
  3. Sentiment de déception et de doute intense, même si la réussite est indiscutable. Honte et autoflagellation en cas d’objectif non atteint.
  4. Peur irrationnelle ou angoisse à l’idée d’être « démasqué » et donc peur de se faire découvrir, que la vérité soit révélée au grand jour, même si tous indices de compétences et d’intelligence sont là : tu as des soucis de sommeil ou de grand stress, tu es tendu.
  5. Malaise profond, sentiment de ne vraiment pas être à sa place, terrifié à l’idée de ne pas être irréprochable, repli sur soi, mal au dos ou à la tête.
  6. Dépression, insomnie, inertie : ton corps te dis « stop » !

Plus le syndrome est fort, plus tu vas éprouver les sentiments ci-dessus, de manière intense et fréquente.

Les actes typiques 

Afin d’éviter les souffrances émotionnelles dont je viens de te parler, les personnes ayant le sentiment d’être une imposture mettent en place deux types de stratégies d’évitement. Cela va de la procrastination systématique à l’autre extrême : une préparation excessive.

Le syndrome d’imposture peut toucher tous les domaines de la vie

Quelques portraits de personnes qui se sentent illégitimes…

Syndrome de l’autodidacte au travail 

Céline, promue au poste de responsable des ventes grâce à ses excellents résultats :  
« Cette promotion ? C’est un coup de chance …. je suis juste tombée sur des bons clients et c’est pour cela que mes chiffres de ventes étaient supérieurs aux autres les 3 dernières années. »

Julien, graphiste diplômé et motion designer autodidacte :
« Je ressens cette dissonance, ce sentiment de ne pas vraiment être ce que les gens pensent que je suis. J’ai l’impression de n’être qu’un hack dans un monde de pros chevronnés et qu’à tout moment, le voile va être levé sur “la vérité de mon imposture” … »

Syndrome de l’imposteur et HP ou douance

Stéphanie, 40 ans, aucun diplôme, gérante de boutique et plateforme e-commerce :
« Je n’ai aucun mérite. Cela a été si « facile » et si rapide que ce n’est pas possible que cela soit juste grâce à moi que mon entreprise ait surpassé tous ses concurrents en moins d’un an. N’importe qui aurait pu réussir la même chose : j’ai juste eu beaucoup de chance, je n’y suis pour rien. »

Syndrome de l’imposteur dans la vie personnelle

Ce syndrome peut toucher de nombreux domaines de ta vie.

Je n’ai cité ici que quelques domaines, mais il peut également concerner :

  • l’amour, le couple, le sexe,
  • la parentalité, l’éducation, le lien familial,
  • une passion, une activité sportive ou artistique, etc.

Au fond, il y a chez ces personnes, toujours une histoire de succès qu’ils refusent de s’attribuer.

Test de Clance gratuit : « Est-ce que j’ai le syndrome de l’imposteur ? »

Même si tu penses ne pas être concerné, cela peut être très intéressant de prendre deux minutes pour savoir quel est ton score ?
Souvent, les personnes qui ont le syndrome de l’imposteur ne le reconnaissent pas : elles minimisent !

Si les résultats de ce test de l’imposteur gratuit t’interpellent, peut-être qu’il y a des choses à travailler !

Syndrome de l’imposteur : comment s’en sortir ?

Est-ce qu’on peut s’en sortir seul ??

Concrètement, que peux-tu faire pour surmonter le « syndrome de l’autodidacte » ou de l’imposteur ?
Tout d’abord, saches que ce n’est pas une maladie et il est parfaitement possible de s’en débarrasser.

Différentes possibilités qui s’offrent à toi…

Comment favoriser une meilleure estime de soi et savoir reconnaître sa vraie valeur ?

Rester factuel, se recadrer et prendre de la hauteur

Se comparer avec le reste du monde (et pas qu’avec ceux qui sont au top).

Lorsqu’on constate qu’il y a un écart avec les autres, quelque chose de factuel que l’on ne peut pas contredire, cela aide à changer de perspective sur ta perception de toi-même.

Cela peut aider à reconnaître ta place réelle, à prendre conscience de « la valeur que je m’accorde ».

Surmonter le syndrome de l’imposteur peut parfois être aussi simple que de recadrer ses pensées.
Prendre le temps d’oser regarder en face sa peur et de la comprendre peut aider à en reprendre le contrôle.

Faire une analyse de ton profil de fonctionnement

Bien qu’il existe de nombreux « tests de personnalité » gratuits en ligne, pour avoir un profil sérieux, il faut en faire un qui soit « officiel ». Et de préférence, il faut opter pour un profil « de fonctionnement ».

Par exemple, le modèle DISC, (qui est inclus dans l’accompagnement CSP) est un modèle fiable et éprouvé, utilisé par beaucoup de grandes entreprises.  
Faire ce type de profil permet  plusieurs choses : 

  • de savoir mieux se situer par rapport aux autres
  • d’apaiser fortement le sentiment d’être une fraude et les doutes sur ses compétences. 
  • cela ouvre de nouveaux horizons !

Il arrive que certaines personnes que j’accompagne ne s’accordent pas avec les autres car elles doutent d’être à la bonne place. Bien souvent, elles ne parlent simplement pas le même langage que ceux qui ont un fonctionnement différent d’elles. 

 

Demander du feedback permet de renforcer la confiance en soi

Oser demander des commentaires peut changer la donne !

Suis l’exemple d’Estelle, 32 ans, chef de projet :

«J’ai osé demander à mes deux patrons comment ils pensaient que j’étais performante ? Ils ont répondu que mon travail était impressionnant et d’une grande qualité !  »

Après une reconnaissance comme celle-ci, l’estime de soi a de fortes chances de remonter !

Avoir le sentiment d’appartenir à un groupe

On peut être amené à douter de soi lorsqu’on sent qu’on ne fait partie d’aucun groupe.

C’est un phénomène social : Plus il y a de gens qui nous ressemblent, plus on se sent en confiance. Et inversement.

La première chose à faire est de chercher à intégrer un groupe de gens qui te ressemblent, afin de te sentir plus en confiance

Terminer ce qu’on a commencé et renoncer à l’idéal de perfection

Cela permet de générer un sentiment positif : la fierté d’avoir au moins terminé le travail (même si ce n’est « parfait » qu’à 60%).
Plus tu as d’émotions positives et plus tu te concentres sur celles-ci : c’est un cercle vertueux. Et vice-versa …

Si tu dois rendre des comptes à quelqu’un, dis-toi que ton travail consiste à ce que cette personne ait l’esprit tranquille, en sachant qu’elle a pu se délester d’une tâche sur une personne de confiance.

Peut-on s’en sortir seul ?

Il est parfaitement possible de s’en sortir seul dans la majorité des cas de syndrome d’imposture, surtout lorsque c’est temporaire ou situationnel (début sur un nouveau poste, début de relation, etc..).

Cependant, si ton score au test de Clance est élevé, c’est que tu traînes peut-être ce syndrome comme un vieux boulet dont tu ne te rends plus compte du poids.

Dans ce cas, si tu veux t’en sortir, il est préférable de te faire accompagner par un professionnel (coach certifié, psychologue).

Investir sur soi : une valeur sûre pour avancer rapidement !

Un accompagnement efficace de type « coaching » permet de se libérer du regard des autres et de travailler sur la culpabilité.

Pour surmonter le syndrome de l’imposteur, un des secrets est d’apprendre à voir ta valeur unique et de connaître ton « fonctionnement ».

Conclusion

Si tu es arrivé au bout de cet article, c’est que le sujet te touche et qu’il te concerne sans doute. Je te remercie pour ta lecture attentive.
J’espère que mes conseils t’auront aidé à répondre à tes interrogations sur le syndrome de l’imposteur.

Maintenant, je veux te dire une chose importante.

Si j’ai pris le temps de t’écrire un article si détaillé, c’est pour te donner un maximum de chances de retrouver confiance en tes qualités et en tes capacités.

Il est important de suivre les conseils donnés : après-tout, tu es une personne importante, et tu mérites de t’estimer à ta juste valeur !

Relis bien le récapitulatif des conseils qui suit, afin de bien les ancrer bien dans ton esprit :

  • Tu n’as pas à être le meilleur, ni à gagner un concours : contentes toi de faire « bien » au lieu de vouloir faire « parfaitement ».
  • Parfois, se rappeler que l’on n’est pas seul au monde et qu’il y aura toujours pire ou meilleur que nous permet de prendre du recul sur les émotions négatives que provoque la sensation d’être une imposture.
  • Se concentrer sur les faits et les actions aide à sortir d’un état mental ou émotionnel trop négatif. Rappelles-toi que demander du feedback peut t’aider à reprendre confiance en toi (sauf si tu demandes à des personnes axées sur la critique non-constructive).
  • Le doute maladif, la sensation de duper les autres ne sont pas une fatalité : tu peux t’en débarrasser !
  • Si le syndrome de l’imposteur est très fort et très ancré, il est préférable de se faire accompagner pour s’en sortir. Idem si tu veux te libérer de ce malaise le plus rapidement possible.

Tu as toujours un soupçon de doute ?
Sache que les personnes qui n’ont pas l’impression d’être des imposteurs ne sont finalement pas plus intelligentes, ni plus compétents ou capables que toi.

Et ça, c’est une excellente chose ! Pourquoi ?  Parce que finalement, tous les conseils que je viens de te donner reviennent simplement à apprendre à penser comme un « non-imposteur ».

Tu peines à trouver ta valeur ajoutée, ce qui te différencie des autres ?
Tu ne parviens pas à te défaire de l’habitude de douter ? 
Tu en as marre de procrastiner ?

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(Ne procrastine plus, deviens enfin maître de ton temps.)

*sources : 

  • Voir l’article de synthèse publié par l’International Journal of Behavioral Science : 70% des personnes expérimentent le sentiment d’imposture au moins une fois au cours de leur existence.
  • LIVRE en référence : Rolan Gori, la fabrique des imposteurs
  • Retrouvez la définition complète du syndrome de l’imposteur ou de l’autodidacte ici.

Cet article est le résumé d’un des « lives » que je donne chaque jeudi à 20H, sur le groupe Facebook : Les Performeurs Organisés – Reprendre le contrôle de son temps et de sa vie.
N’hésitez pas à le rejoindre si vous avez l’envie d’apprendre à mieux utiliser votre temps. C’est gratuit !

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